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Vendredi, le 28 mai 2004
Vous pouvez nous souhaiter un joyeux anniversaire, ça fait 3 ans qu'on est passé au palais de justice et il semble que la construction de notre maison et tout le temps qu'on y passe ensemble n'a pas encore ébranlé notre bonheur de partager notre vie.
On dirait qu'on s'est embarqué dans les plus grosses montagnes russes que j'aie jamais imaginées. La semaine dernière nous étions dans l'enthousiasme le plus total et cette semaine, on se demande si on ne devrait pas tout laisser tomber jusqu'à l'été prochain. En tous cas, je réalise que je devrais vous donner des nouvelles plus souvent parce que tout change tellement rapidement que même pour moi qui est en plein dedans, j'ai de la misère à suivre.
Depuis la dernière chronique, nous avons eu la réponse de l'urbaniste et des nouvelles sur les ballots de pneus. Nous devons retourner aux pneus remplies de terre battue puisque la CSST a demandée des modifications à la machine qui met les pneus en ballot avec pour résultat que ça prend désormais 2 fois plus de temps et que ce n'est plus rentable.
La municipalité pour sa part demande de construire obligatoirement avec des fondations de 4.5 pieds (à moins d'être sur le roc). Nous avions pris connaissance de ce règlement parce que des voisins nous en avaient parlé. Mais ces fondations doivent être en ciment, en blocs de béton ou en pierres jointées. Les pneus, en ballot ou autrement ne font pas partie des règlements ni du code de construction du Québec. À la suggestion de l'urbaniste, j'ai contacté le conseil municipal et ils seraient prêts à changer les règlements au sujet des fondations pour un type de construction comme le notre. Le problème qui demeure: les murs de pneus ne sont pas reconnus par le code...
Depuis, on tente de trouver comment démontrer que ce genre de construction rencontre (et même excède) les exigences du code mais il semble qu'à moins d'être millionnaire (ce qui est loin d'être notre cas) ça va être difficile. Plusieurs études ont été faites par des ingénieurs et toutes confirment que c'est une façon de bâtir des murs qui est tout à fait acceptable. Comme il n'y a pas de structure semblable au Québec, tous ces rapports d'ingénieur ne sont pas valides ici!!! Et ceux qui ont fait des earthships ailleurs au pays ou aux USA , s'ils sont architectes ou ingénieurs ne peuvent pas nous aider puisqu'ils "vendent" leurs services et qu'ils ne sont de toutes façons pas reconnus au Québec.
Bon! Assez de déprime... le géo-biologiste est passé vérifier sur le terrain les lectures qu'il avait faites et pour faire une histoire courte... on a complètement changé l'endroit où on va construire. Vouli pour sa part est convaincue que toutes ces embûches se révèleront être positives (et moi aussi dans le fond). Mais en attendant, on se demande si on ne devrait pas renouveler le bail avant que notre appartement ne soit loué. Pourtant nous avons tellement hâte de déménager sur place! Le proprio serait bien heureux de nous garder; on a cette habitude de briser le cœur des gens en terminant notre bail ;-) à Yann et Teri, on s'ennuie aussi ;-(
Hum, j'ai dit positif! On s'acharne désormais sur le nouvel emplacement et effectivement, il a de nombreux avantages. Nous serons plus proche de la rivière et pourrons l'apercevoir de la maison. Nous pourrons probablement construire directement sur le roc: voir ci-dessus, pas besoin de faire des modifications aux règlements qui pourraient prendre pas mal de temps et une pente moins abrupte qui faciliterait le tout. En plus, étant donné la nature très accidentée et cahoteuse de terrain, ça donne tout un tas d'idée. Nous allons devoir concevoir les plans en fonction du terrain et ça risque d'être assez farfelu comme résultat. Ça nous emballe complètement d'envisager une maison toute contorsionniste, espalier et qui épouse les formes du sol.
Tout ça pour dire que lundi et mardi, la grosse pelle vient y faire la lumière. Je dois vous promettre de vous tenir au courant des développements. D'ailleurs il devrait y avoir des photos du nouveau site, incluant une séquence du défrichage et de l'excavation exploratoire d'ici peu.
À suivre...
Et un GROS MERCI à André Fauteux du magazine "Maisons du XXIe siècle" à qui j'ai parlé suite à l'encouragement de notre conseillère municipale. Il est emballé par notre projet et voudrait en faire un article si possible.

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