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Jeudi, le 24 juin 2004
Bonne St-Jean-Baptiste à tous les francophones et à tous les québécois!
Encore un mois d’écoulé et pour tout dire, il va s’en passer encore plusieurs avant que les murs se mettent à monter. Nous avons renouvelé le bail et on cherche toujours le moyen de prouver que les murs de terre battue contenue dans des pneus rencontrent les normes du Code du bâtiment. J’ai parlé à plusieurs architectes et ingénieurs sans succès. À date, il n’y a personne au Québec qui a les connaissances de cette technique de construction et l’acquérir demanderait trop de temps. Ils sont tous déjà très occupés et ne voient pas l’intérêt de développer cette nouvelle expertise.
Une option possible serait d’engager l’architecte qui a signé les plans pour 3 earthships en Ontario, dont celui des Potter. Plusieurs raisons nous font hésiter à emprunter cette voie. Il y a évidemment les coûts. Il faut aussi qu’on s’assure que ces plans seront acceptés par la municipalité avant d’engager des frais. Nous nous retrouverons devant la question du règlement qui oblige à avoir des fondations en béton, blocs de béton ou en pierres jointées… Pour faire un amendement au règlement, ils doivent pouvoir définir de façon précise le type de construction pour lequel il ne serait pas nécessaire d’avoir ces fondations. De plus, et c’est mon but principal, il faut voir si d’autres pourront construire avec cette technique sans être obligé d’avoir un architecte qui signe les plans.
On tourne et on retourne les pièces de ce puzzle infernal dans nos pauvres têtes et on finit toujours par être tout étourdi et sans solution. On cherche d’autres pistes et le défrichage ne se fait plus sur le terrain mais auprès des autorités. Il faudrait presque trouver comment faire accepter ce genre de construction par la Régie du bâtiment du Québec. On pourrait peut-être se transformer en expérience vivante? Il y a du côté de Recyc-Québec où on veut retourner voir s’il serait possible d’avoir de l’aide étant donné qu’on réutilise un tas de matériaux sans avoir à les transformer. Certains d’entre eux se retrouvent même dans des dépotoirs pour les prochains milliers d’années… pourquoi ne pas les utiliser pour construire une maison qui aurait une durée de vie incroyable? Ah oui! C’est vrai, on vit
La pelle mécanique est venue comme prévu et on a découvert que tous ces gros cailloux qui nous effrayaient ne se trouvent qu'en surface. Une fois les monstres déplacés, on tombe sur de la moraine qui fera un excellent fond bien solide pour nos murs. On a fait dégager une largeur d'environ 60 pieds entre d'énormes roches qu'on va laisser en place. Si on veut agrandir, on le fera vers l'arrière en palier plutôt qu'en largeur comme on envisageait au départ. Il faudra faire d'autres travaux d'excavation pour faire une tranchée de drainage au-dessus de la maison. Il y a une source plus haut sur le terrain et son écoulement naturel arrive à la limite est du plateau qui a été creusé dans le flanc de la colline.
On a maintenant une bonne idée de l'emplacement pour la maison. En fait, on a même le plan d'implantation. Nous avions besoin des arpenteurs pour piqueter l'entrée du chemin des Escargots et on en a profité pour tout faire en même temps. Maintenant qu'on sait exactement ou passe le chemin, Hydro-Québec va pouvoir planter ses poteaux pour la construction du chalet de mon frère, et on va pouvoir vendre le bout de terrain qui reste près de l'entrée.

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