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Dimanche le 13 mars 2005
On se retrouve après un autre 3 mois à tourner en rond dans les montagnes russes. On avait encore une fois décidé de tout laisser tomber la semaine dernière, mais laissez-moi d'abord vous raconter un peu...
La dernière fois, je vous ai laissé avec l'idée que l'urbaniste allait écrire les nouveaux règlements, mais en fait, rien de tout ça n'est encore fait. Le conseil municipal voulait absolument avoir une recommandation du comité consultatif d'urbanisme (CCU), qui n'avait pas réussi à s'entendre la première fois que l'urbaniste leur a présenté notre projet. Cette fois, le CCU a demandé que nous fournissions des plans d'architecte avant de prendre la décision. Évidemment, ça n'a pas de sens pour nous de dépenser tout cet argent avec aucune assurance qu'ils feront quoi que ce soit par la suite.
J'ai écrit une lettre demandant au conseil de rejeter cette option, et donnant toutes les raisons pour lesquelles ils devraient aller de l'avant avec les modifications aux règlements. J'ai même précisé les deux qui avaient besoins d'être modifiés, et de quelle façon il était possible de le faire. À l'assemblée du 21 février dernier, le conseil acceptait quand même la recommandation du CCU. Je suis intervenue sans grand succès à la période de question pour tenter d'obtenir une explication sur la logique de ce qu'ils nous demandent.
À la fin de l'assemblée, le maire et la conseillère de notre district sont venus nous rencontrer et nous avons discuté une bonne demi-heure. En conclusion, le maire m'invitait à venir le rencontrer à l'hôtel de ville avec les autres intervenants concernés pour voir comment on pourrait s'entendre. Je devais tenter d'obtenir au moins une lettre d'un architecte donnant des précisions sur le type de construction que nous souhaitons faire. La réunion était fixée pour le 8 mars au matin...
J'ai refait plusieurs tentatives sans résultats de trouver un architecte québécois qui s'intéresserait aux "earthships". J'ai reparlé à Martin Liefhebber à Toronto qui m'a encouragé à les convaincre d'accepter des plans d'un architecte ontarien, mais il ne peut pas vraiment faire plus avant que les règlements ne soient changés. J'ai ensuite parlé au directeur général qui m'a plutôt découragé, j'étais prête à annuler la réunion. Nous avions déjà commencé à faire des plans pour d'autres types de construction avec des techniques plus conventionnelles, qui ne demanderaient pas de modifications aux règlements. Finalement, le lundi 7 mars, j'ai joint l'urbaniste et décidé d'aller à la réunion quand même.
Je me suis donc retrouvée en cette journée de la femme devant ces cinq messieurs afin de trouver un terrain d'entente. Monsieur le maire a dirigé les discussions avec beaucoup de détermination et au bout d'une heure nous étions arrivé à une conclusion. L'urbaniste devra écrire les modifications pour les présenter au caucus du conseil lundi le 14 mars. Si c'est accepté, l'avis de motion et le dépôt du premier projet de règlement se fera à l'assemblée du 21 mars. Par la suite, il y aura une consultation publique quelque part en avril. Je participerai alors à la soirée d'information pour répondre aux questions des citoyens perplexes... et il y en a qui y seraient farouchement opposés selon ce que j'ai entendu. Évidemment, ils ne savent à peu près rien du projet, il s'agira de les convaincre.
Si l'opposition n'est pas trop grande et qu'il n'y a pas de demande pour un référendum, les choses suivront leur cours et on devrait pouvoir avoir un permis au début de l'été. L'échéancier est très serré mais encore possible. Je vous parlerai des modifications une prochaine fois lorsque j'aurai pris connaissance des détails.
Entre temps, le ministère de l'environnement a fait des siennes pour compliquer la vie de tout le monde. Depuis janvier, il faut désormais une étude de sol pour chaque nouvelle installation septique. Personne ne sait exactement qui est supposé être habilité à signer cette paperasse supplémentaire, mais on s'accorde pour dire que ça va coûter au moins $700 de plus, et qu'il y aura des délais potentiellement importants dans l'obtention des permis.
On ne comprend toujours pas pourquoi les toilettes à compost sont interdites. J'aimerais bien que M. Mulcair m'explique quels risques il peut bien y avoir à cela. Au pire, quelqu'un qui n'entretient pas bien son équipement aura de la merde dans sa maison. Ça devrait encourager les gens à bien gérer les choses il me semble. Et pour moi, uriner et déféquer dans de l'eau potable, c'est carrément immoral. Il suffit de penser à tous ceux qui n'ont même pas le minimum vital, ou qui doivent faire des kilomètres chaque jour pour chercher de l'eau, pour s'indigner d'une telle pratique. Si on veut parler de développement durable, il est facile de calculer qu'il n'y a pas suffisamment d'eau sur la planète pour que tout le monde fasse comme nous.
Matière à réflexion jusqu'à la prochaine...

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