23/06/18

Enfin! Une aide précieuse pour nos jardins

 

Voici un premier article de notre nouvelle coloc.

Bonjour!
Je me présente, je suis Lysianne Rondeau, la nouvelle responsable des jardins à l'Es-Cargo! Je suis arrivée un peu tard en saison (début juin), mais j'ai quand même installé des plantes merveilleuses... qui font de leur mieux pour survivre!
Les jardins se trouvent dans une vallée froide en zone 3B et le sol est de type podzol St-Colomban : ferreux, sec, pauvre, acide, compacté, rocheux et qui comporte très peu de matière organique et de vie. Les vers de terre sont rares. Par contre, à côté des plantes qui luttent contre le froid dehors (la nuit en plein mois de juillet, la température peut baisser à 5C) se trouve une belle serre solaire passive où poussent rien de moins qu’un figuier, entre autres (je présenterai la serre dans quelques jours/semaines!).


Je prends des photos de l'évolution des plantes depuis mon arrivée. Je commence par vous présenter une zone qui n'avait jamais accueilli de jardins auparavant. Au-dessus d'une grosse roche se trouve une petite étendue presque plate et bien exposée au soleil (à côté de la cafétéria, pour ceux qui connaissent le site). J'ai pensé y installer des melons et quelques autres plantes pour faire un test cette année. L’énorme pierre est chauffée par le soleil toute la journée, puis redonne cette chaleur aux plantes juste au-dessus toute la nuit. Ça fait vraiment une différence.

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Grosse roche avant... le melon Blacktail le 6 juin... et 17 jours plus tard

Au Québec, la culture de melons n’est pas aisée. C’est une plante qui demande beaucoup de soleil, de chaleur et de temps pour finalement arriver à produire des fruits mûrs, en plus d’exiger des sols humides et riches en matière organique. Certaines années et certains lieux sont plus propices à cette culture que d’autres, et disons qu’un flanc de montagne compacté à Chertsey n’est pas très proche de ces conditions idéales!
Pour pallier à la situation moins qu’idéale, j’ai choisi une variété de melon d’eau peu connue appelée ‘Blacktail Mountail’ originaire de l’Idaho aux États-Unis. Dans les montagnes de cet État, les températures peuvent descendre jusqu’à 5C la nuit en juillet… comme ici! Il est censé produire des fruits même durant des étés nuageux et frais en 70 à 75 jours, ce qui est environ 15 jours de moins que les variétés de melons habituelles. Ce chiffre est calculé à partir du jour où le jeune plant démarré à l’intérieur est planté dehors. Donc, comme j’ai installé mon jeune plant au jardin le 6 juin, nous devrions pouvoir goûter aux fruits autour du 15-20 août. En théorie.

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À côté du melon ‘Blacktail Mountain’, j’ai installé mon achat impulsif au Jardin de l’Écoumène, un melon brodé d’Oka dont la saison est de 75 jours. La photo de gauche lors de la plantation le 6 juin et celle de droite, 2 semaines plus tard.

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J’ai aussi planté des haricots noirs, des quatre-heures et des cosmos. Les haricots vont fixer l’azote et s’ajouter à nos soupes, et les quatre-heures et les cosmos, de belles fleurs, vont attirer les pollinisateurs et rendre heureux les habitants du site grâce à leur beauté.
Il aurait été impensable de commencer une parcelle de jardin dans un sol aussi pauvre et acide sans donner de quoi manger aux plantes. Je leur ai fait un mélange nutritif :
- 2 parties de fumier de cheval
- 1 partie de compost de crevette/algues
- 1 partie de fumier de poule
- Du calcium marin (un intrant du commerce qui aide à diminuer l’acidité du sol et à faciliter l’absorption des minéraux par les plantes), environ 2 fois plus que les instructions du fabricant en raison de l’acidité intense du sol
J’ai mis 2-3 bonnes pelletées de ce mélange à chaque plante au fond du trou de plantation, j’ai mélangé avec de la terre d’ici, j’ai arrosé, puis j’ai délicatement sorti les plantes de leur pot (les melons sont sensibles et n’aiment pas qu’on touche à leurs racines, donc il est préférable de couper les pots pour sortir la motte de racines intacte) et j’ai mis de la terre pour que les plantes se trouvent dans une petite cuvette qui garde l’eau.
J’ai mis des pierres au pied de mes melons, encore une fois pour garder la chaleur. Dans le passé, j’ai toujours utilisé un paillis de paille, mais ici j’avais peur que la paille garde le sol trop frais. Avec le paillis de pierre, cela n’est pas un problème, mais je dois arroser plus souvent et je ne favorise pas l’enrichissement du sol comme avec la paille. C’est un essai. Peut-être que plus tard en saison, quand les plants vont être mieux installés, je prendrai la chance de mettre un paillis de paille.

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J’ai entouré chaque groupe de plantes d’un anneau de pierres pour éviter les mini-éboulements dans ces zones un peu plus basses, et l’étape finale a été la clôture à chiens, car il est tellement facile d’écraser des semis quand on fait la course dans la montagne!
Dans les jours/semaines qui viennent, je vais vous présenter les autres zones cultivées dans notre petit paradis… froid, acide, mais tellement paisible et accueillant!

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Hélène Dubé et ALain NeveuHélène et ALain

Depuis 2005, ils habitent l‘ES-Cargo, la maison qu‘ils ont entièrement construite, de A à Z, et qui témoigne d’une recherche très poussée de l‘autarcie. C’est la première maison de type « earthship » au Québec.

Hélène, en plus des conférences et ateliers qu’elle donne régulièrement, a écrit plusieurs articles sur la construction écologique, fait partie du cercle d‘experts d‘Archibio et est cofondatrice de TerraBâtir, un regroupement d‘autoconstructeurs permaculteurs.

ALain, avec une formation en physique et en art plastique, son désir d‘améliorer les choses le pousse à être autodidacte et patenteux. Voiture à l‘huile végétale usée, éolienne, bicyclette génératrice d‘électricité, sculpteur, peintre et webmestre.

Pratiquants de longue date de l‘Art du Chi selon l‘enseignement de Vlady Stévanovitch, cette discipline, qui touche le cœur du Vivant, imprègne chacun de nos gestes et de nos choix. Nous avons activement participé à la réalisation et la construction du Centre Pierre Boogaerts en Estrie.

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